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Social Media Week, compte rendu du jour 3.


Conférence #organisations

Les trois intervenants de la conférence Julien Dreher, Bertrand Duperrin et Frederic Tillard ont dressé un état de lieux des avancées des médias sociaux dans l’entreprise.

Dans l’état actuel des choses, plusieurs constats :

  • Pour les réseaux sociaux d’entreprise, il y a eu des échecs et des succès mais un consensus émerge : l’entreprise 2.0 est inéluctable d’ici 5 ans.
  • Le modèle pyramidal des entreprises n’est plus adapté pour répondre à la concurrence internationale.
  • Il faut offrir à chaque collaborateur le pouvoir de partager.
  • Quand un cadre consacre 20 % de son temps à la recherche d’information et 20h par semaine à trier ses mails, il est indispensable de fluidifier l’information.
  • Une nouvelle source de l’innovation consiste à matérialiser le capital informel et conversationnel.

Comment ? Est-il vraiment possible de transposer nos usages privés en terme de média sociaux à l’entreprise ?

Les intervenants ont clairement souligné que le RSE (réseau social d’entreprise) n’est qu’un outil dans le cadre d’une transformation organisationnelle. Les échecs en terme de déploiement de RSE viennent pour la plupart du manque d’accompagnement du client dans la mise en place de sa stratégie de réorganisation. Bertrand Duperrin explique qu’il n’est pas forcement nécessaire de changer les processus et les modes de travails des collaborateurs mais bien d’impulser une dynamique sociale. Cette dynamique, si elle est cohérente avec la culture de l’entreprise, va entrainer naturellement l’usage de la plateforme sociale.

Cette conférence nous a également apporté d’excellents retours d’expériences sur l’implantation de RSE. Frédéric Tillard, a particulièrement insisté sur  les facteurs du succès de la plateforme Pacioli, qui regroupe la communauté des experts comptables francophones. Julien Dreher a également présenté le fonctionnement de plusieurs RSE comme celui de la SNCF & Co ou encore de la SNCF Proximité.

Conseils et pistes à explorer :

  • 10 à 20 % d’utilisateurs réguliers sur le nombre total d’inscrits
  • Différentes populations : des observateurs, des commentateurs et 1 % de contributeurs assidus.
  • Ne pas essayer de contrôler l’outil qui s’autorégule de lui-même.
  • L’entreprise 2.0 née par le haut et vit pas le bas
  • Les meilleurs moyens de promouvoir les bons contributeurs ne passent pas par la rémunération mais par la reconnaissance d’une expertise par l’entreprise (donner la possibilité aux contributeurs de s’exprimer en public, d’intervenir, d’avoir un rôle de représentant de l’entreprise)
  • Privilégier la simplicité et l’accessibilité de l’outil
  • Oser le changement

Conférence #gastronomie

La gastronomie 2.0 : on en mange trop ou pas assez ?

Et oui, le web social redéfinit nos usages et nos comportements alors il n’y avait pas de raison que la nourriture, le bien le plus vital et le plus partagé, soit exclu du phénomène. N’en déplaise aux grands critiques gastronomiques, la démocratisation du commentaire et le partage d’avis portés par les médias sociaux, fonctionnent plutôt bien quand on parle de “bouffe”.

Cela fait-il pour autant de chaque internaute un critique avisé ? C’est autour de cette problématique qu’ont pu débattre les nombreux intervenants de la conférence “La gastronomie, un social média parmi d’autres”.

Avant tout des passionnés de cuisine et de nourriture auxquels les fonctionnalités du web ont permis de “partager” leurs plaisirs et leurs bons plans car, comme le rappelle Bruno Vergus, fondateur de Food Intelligence, “le partage, manger ensemble c’est presque une invention humaine pour se rencontrer”.

Alors oui, nous pouvons évoquer un certain fossé qui se creuse entre les critiques gastronomiques, les journalistes “traditionnels”, notamment dans le domaine du vin, et les consommateurs qui ont adopté la mode du “partageons mon avis” ? Ou encore, nous demander si les avis des internautes, de blogueurs/consommateurs avisés ou d’experts doivent être mis au même niveau ?  Et si enfin, tweeter en mangeant est vraiment une bonne idée ?  Néanmoins, ne vaut-il pas mieux voir la masse d’information publiée sur le web comme un “work in progress” qui regroupe aujourd’hui des personnes diversifiées par affinités ?

Alors que des initiatives comme Super-marmite.com ou Food Reporter ouvrent de nouvelles opportunités de partage, grâce notamment à l’internet mobile et à la géolocalisation, allons à l’encontre de la philosophie gastronomique traditionnelle : et si, une fois n’est pas coutume, tout était bon à prendre ?

Car à la table du web social, l’addition est d’abord partagée.

Conférence #culture

L’Atelier Français avait réunit trois experts de la culture sur le web pour cette conférence au forum des images:

- Xavier Lardoux, secrétaire général d’Unifrance et diercteur de My French Film Festival, premier festival de film entièrement dématérialisé

- Joël Ronez, responsable du pôle Web d’Arte France et de la plate-forme dédiée au spectacle vivant Arte Live Web

- Axel Dauchez, directeur général de la plate-forme d’écou(te musicale en ligne Deezer et responsable de l’opération “Deezer Offline”

Un constat préalable: la retransmission des matchs de foot n’a pas tué le match de foot. Il en est de même pour la culture sur le net. Sa diffusion au plus grand nombre, son piratage parfois, ne signifie pas sa fin.

Bien au contraire, pour exister, une seule obligation: la qualité. Joël Ronez refuse de supprimer les contenus piratés, il propose de faire mieux qu’eux. En terme d’offre et de qualité, le net doit pouvoir proposer le summum. Axel Dauchez ajoute que le web doit apporter une valeur ajouter au contenu: la découverte.

Les 3 intervenants ont faire part de la difficulté d’exister sur le net et Axel Dauchez semble convaincu que le online et le offline doivent se rencontrer en des évènements ponctuels.

La salle a montré un intérêt très prononcé pour ces questions, notamment celle, épineuse des droits d’auteur, et n’a pas hésité à chahuter les intervenants.  Quand à Joël Ronez, il a charmé la salle par sa vision du spectacle sur le net et sa prédisposition à l’humour, bien réelle .

#jesuismort

A écouter ici !

Communautés de lecteurs et rédactions : liaisons dangereuses ?

Un compte-rendu de ce débat haut en couleurs orchestré par Mediapart dans un lieu magique, La Maison des Metallos, c’est par ici

#demain/interaction/narration

Un compte-rendu qui fait saliver ici.

Des cocktails qui resteront gravés dans les mémoires des nombreux participants qui s’étaient donnés rendes-vous au Schmuck !

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